Enquête sur les formes du vivant dans des territoires fluviaux transformés.

CHAPITRES 1 À 3
N° 01 — 06/26 État des lieux
N° 02 — 07/26 Corps-à-corps
N° 03 — 08/26 Hors champ
Mise en ligne à l’issue de l’exposition

Néo sauvage questionne des milieux transformés où le vivant se maintient, s’adapte et développe de nouvelles formes de coexistence. Le projet observe des situations où s’entrelacent dynamiques naturelles, infrastructures techniques et dispositifs de compensation écologique. Il explore une hypothèse: celle d’un néo-sauvage fluvial.

Dans les plaines alluviales en transformation, le Rhône (portion valaisanne) constitue un système complexe où coexistent flux naturels, ouvrages techniques et dispositifs de compensation écologique. Le vivant s’y ajuste, s’y recompose et y développe parfois de nouvelles continuités.

Ancré dans le bois de Finges, au lieu-dit Tschüdanga, VS, CH, le projet prend ce territoire comme un cas situé, un espace d’attention où observer les relations qui se nouent entre le fleuve, les espèces, les usages et les infrastructures.

À travers une enquête sensible et conceptuelle, Néo sauvage documente ce qui se joue dans les interstices de la modernité infrastructurelle. Photographies, entretiens, objets, cartes, archives et observations de terrain composent progressivement une lecture située de ces transformations.

L’enquête interroge ainsi nos manières de lire, d’habiter et de gouverner des milieux dont les équilibres ne cessent de se recomposer.

Que signifie habiter un milieu où le vivant, les usages et les infrastructures s’organisent selon un entrelacs en constante recomposition?

RHÔNE VIVANT
Du signe à l’identité,
Des services aux droits,
Du corset à la tresse,
Des fragments au corridor,
Des règles aux relations,
Du cadre aux marges,
Des chiffres aux récits,
De la normalisation à la diversité,
Du global au situé,
De l’exclusion à la coexistence